AVANT D'ADOPTER UN COMPAGNON POSEZ-VOUS LES BONNES QUESTIONS
Ne suis-je pas entrain de céder à un coup de foudre que je regretterai plus tard?
Ai-je réellement le temps de m'occuper de cet animal?
Ai-je les moyens de l'entretenir? Pensez à ce qu'il va vous coûter en vétérinaire, nourriture, vaccins, équipements.
Suis-je assez patient pour assurer son éducation et le faire travailler tous les jours?
Que vais-je en faire pendant les vacances?
Suis-je prêt à m'engager pour quinze ans ou plus?
AVANT D'ABANDONNER LISEZ CE QUI SUIT? DECIDEZ ENSUITE
COMMENT
EST-CE POSSIBLE ?
Par Jim Willis 2001
Quand j'étais un chiot, je t'ai amusé avec mes
cabrioles
et t'ai fait rire. Tu m'as appelé ton enfant, et en
dépit
de plusieurs chaussures mâchées et quelques
oreillers
assassinés, je suis devenu ton meilleur ami. Toutes les fois
que
j'étais méchant tu agitais ton doigt vers moi et
me
demandais " Comment est-ce possible ? ", mais après on
s'amusait
ensemble. Mon éducation a pris un peu plus longtemps que
prévu, parce que tu étais terriblement
occupé,
mais nous y avons travaillé ensemble. Je me souviens de ces
nuits où je fouinais dans le lit et écoutais tes
confidences et rêves secrets, et je croyais que la vie ne
pourrait pas être plus parfaite. Nous sommes allés
pour de
longues promenades et courses dans le parc, promenades de voiture,
arrêts pour de la crème glacée (j'ai
seulement eu
le cornet parce que " la glace est mauvaise pour les chiens, " comme tu
disais), et je faisais de longues siestes au soleil en attendant que tu
rentres à la maison.
Progressivement, tu as commencé à passer plus de
temps au
travail et à te concentrer sur ta carrière, et
plus de
temps à chercher un compagnon humain. Je t'ai attendu
patiemment, t'ai consolé après chaque
déchirement
de cœur et déceptions, ne t'ai jamais
réprimandé au sujet de mauvaises
décisions, et me
suis ébattu avec joie lors de tes retours au foyer. Et puis
tu
es tombé amoureux. Elle, maintenant ta femme, n'est pas une
"personne-chien ", mais je l'ai accueillie dans notre maison,
essayé de lui montrer de l'affection, et lui ai
obéi.
J'étais heureux parce que tu étais heureux.
Ensuite les
bébés humains sont arrivés et j'ai
partagé
votre excitation. J'étais fasciné par leur
couleur rose,
leur odeur, et je voulais les pouponner aussi. Seulement vous vous
êtes inquiétés que je puisse les
blesser, et j'ai
passé la plupart de mon temps banni dans une autre
pièce
ou dans une niche. Oh, comme je voulais les aimer, mais je suis devenu
un "prisonnier de l'amour ". Comme ils ont commencé
à
grandir, je suis devenu leur ami. Ils se sont accrochés
à
ma fourrure et se sont levés sur leurs jambes branlantes,
ont
poussé leurs doigts dans mes yeux, fouillé mes
oreilles,
et m'ont donné des baisers sur le nez. J'aimais tout d'eux
et
leurs caresses - parce que les tiennes étaient maintenant si
peu
fréquentes - et je les aurais défendus avec ma
vie si
besoin était.
J'allais dans leurs lits et écoutais leurs soucis et
rêves
secrets, et ensemble nous attendions le son de ta voiture dans
l'allée. 
Il y eut un temps, quand les autres te demandaient si tu avais un
chien, tu leur montrais une photo de moi dans ton portefeuille et tu
leur racontais des histoires à mon propos. Ces
dernières
années tu répondais juste " oui " et changeais de
sujet.
Je suis passé du statut de " ton chien" à "
seulement un
chien, " et vous vous êtes offensés de chaque
dépense pour moi. Maintenant, vous avez une nouvelle
occasion de
carrière dans une autre ville, et vous allez
déménager dans un appartement qui n'autorise pas
d'animaux familiers. Tu as fait le bon choix pour ta " famille", mais
il y eut un temps où j'étais ta seule famille.
J'étais excité par la promenade en voiture
jusqu'à
ce que nous arrivions au refuge pour animaux. Cela sentait les chiens
et chats, la peur, le désespoir. Tu as rempli la
paperasserie et
as dit : " Je sais que vous trouverez une bonne maison pour elle." Ils
ont haussé les épaules et vous ont
jeté un regard
attristé. Ils comprennent la réalité
qui fait face
à un chien entre deux âges, même un avec
"des
papiers." Tu as dû forcer les doigts de ton fils pour les
détacher de mon col et il a crié " Non, Papa !
S'il te
plaît, ne les laisse pas prendre mon chien !" Et je me suis
inquiété pour lui. Quelles leçons lui
avez-vous
apprises à l'instant au sujet de l'amitié et la
loyauté, au sujet de l'amour et de la
responsabilité, et
au sujet du respect pour toute vie ?
Tu m'as donné un " au revoir-caresse" sur la tête,
as
évité mes yeux, et as refusé de
prendre mon
collier avec vous. Après votre départ, les deux
gentilles
dames ont dit que vous saviez probablement au sujet de votre
départ il y a de cela plusieurs mois et que vous n'aviez
rien
fait pour me trouver une autre bonne maison. Elles ont
secoué la
tête et ont dit : " Comment est-ce possible ?". Ils sont
aussi
attentifs à nous ici dans le refuge que leurs programmes
chargés le leur permettent. Ils nous nourrissent, bien
sûr, mais j'ai perdu l'appétit il y a plusieurs
jours. Au
début, chaque fois que quelqu'un passait près de
ma cage,
je me dépêchais en espérant que
c'était toi,
que tu avais changé d'avis, que c'était juste un
mauvais
rêve... ou j'espérais tout au moins que
ça soit
quelqu'un qui se soucie de moi et qui pourrait me sauver.
Quand je me suis rendu compte que je ne pourrais pas rivaliser avec les
autres chiots qui folâtraient pour attirer l'attention, je me
suis retiré dans un coin de la cage et ai attendu. J'ai
entendu
ses pas quand elle s'approchait de moi en fin de journée, et
j'ai trottiné le long de l'allée
jusqu'à une
pièce séparée. Une pièce
heureusement
tranquille. Elle m'a placé sur la table et a
frotté mes
oreilles, et
m'a dit de ne pas
m'inquiéter. Mon cœur battait
d'appréhension
à ce qui était à venir, mais il y
avait aussi un
sentiment de soulagement. Le "prisonnier de l'amour" avait
survécu à travers les jours. Comme c'est dans ma
nature,
je me suis plutôt inquiété pour elle.
Le fardeau
qu'elle porte pèse lourdement sur elle, et je le sais, de la
même manière que je connaissais votre humeur
chaque jour.
Elle a placé une chaîne doucement autour de ma
patte de
devant et une larme a roulé sur sa joue. J'ai
léché sa main de la même
façon que je te
consolais il y a tant d'années. Elle a glissé
l'aiguille
hypodermique habilement dans ma veine.
Quand j'ai senti la piqûre et le liquide se
répandre
à travers mon corps, je me suis assoupie, l'ai
examinée
de mes gentils yeux et ai murmuré : " Comment as-tu pu ?".
Peut-être parce qu'elle comprenait mon langage, elle a dit "
je
suis si désolée." Elle m'a étreint, et
m'a
expliqué précipitamment que c'était
son travail de
s'assurer que j'allais à une meilleure place où
je ne
serais pas ignorée ou abusée ou
abandonnée,
où j'aurais à pourvoir moi-même
à mes
besoins, une place remplie d'amour et de lumière
très
différent de cet endroit. Et avec mes dernières
forces,
j'ai essayé de me transporter jusqu'à elle et lui
expliquer avec un coup sourd de ma queue que mon " Comment as-tu pu ?"
n'était pas dirigé contre elle.
C'était à
toi, Mon Maître Bien-aimé, que je pensais. Je
penserai
à toi et t'attendrai à jamais. Puisse tout le
monde dans
ta vie continuer à te montrer autant de loyauté.
Jean-Claude ARNAUD
Comportementaliste Canin
27 avenue de la Dame
74200 - THONON les BAINS
Fixe : +33 (0) 450 26 10 48
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